mardi 6 septembre 2011

Fernand Toussaint et l'art du portrait


Fernand Toussaint (1873 - 1956) peintre portraitiste belge post-impressionniste
 
 
Fernand Toussaint et l'art du portrait
Depuis l'Antiquité, l'homme a toujours cherché à immortaliser son existence, que ce soit sous forme de monument érigé à sa mémoire, ou sous forme de portrait. Le portrait, peint, sculpté, gravé, ou encore sous forme de mosaïques, représente sans doute l'expression la plus aboutie de ce désir d'immortalité. Toutefois, il remplit également des fonctions sociales du vivant du commanditaire.
Cet article ne prétend pas étudier la sociologie du portrait, déjà faite depuis longtemps et par maints spécialistes, mais s'attacher à comprendre les moyens mis en œuvre par les artistes peintres pour mettre en valeur les personnes représentées. Il existe divers types de portraits, familiaux, en groupe, ou isolés. Dans cette dernière catégorie, des variantes nombreuses sont à signaler : portraits en pied, en buste, de face ou de profil, etc.
On pourrait se demander a priori pourquoi des tableaux qui représentent une personne particulière, sans lien avec l'acquéreur ultérieur de l'œuvre, trouvent justement amateur. Le physique de la personne y est probablement pour quelque chose, mais, plus fondamentalement, les qualités de composition doivent jouer un rôle majeur. En général, les portraits féminins ont davantage de succès que les portraits masculins, surtout lorsque la femme en question est encore jeune et jolie.
Nous allons donc envisager quelques-uns des très nombreux portraits que la peinture belge du XIXe siècle a générés, afin d'en proposer une grille de lecture.
Parmi les portraitistes belges, Fernand Toussaint (1873-1956) n'est pas des moindres. Nous renvoyons à la fiche correspondante sur ce site pour sa biographie. On en conserve plusieurs portraits d'élégantes, identifiées ou non.
En voici un, passé en vente publique en 2000, l'Elégante au collier de perles (fig. 1). La composition en est subtile. Puisque le but d'un portrait est avant tout de fixer les traits du visage, tout dans le tableau doit contribuer à le mettre en valeur. La femme, calée dans l'angle d'un canapé, est vêtue d'une robe noire. Un paravent sert d'arrière-plan. Le visage se trouve dans le quart supérieur gauche. Plusieurs lignes de composition l'encadrent ou y mènent spontanément le regard du spectateur : le bras droit, replié et appuyé sur l'accoudoir, le bras gauche, déterminant une oblique, le dossier du canapé, et enfin les deux éléments de châssis du paravent.
Les couleurs participent à la mise en valeur du visage. La robe noire s'impose dans la gamme chromatique du tableau. Elle confère rigueur et majesté à la personne, et met en évidence la blancheur de la peau des bras, de la gorge et du visage. Toutefois, il s'agit de contrebalancer cette teinte, qui, sinon, rendrait le tableau assez sinistre. Fernand Toussaint éclaircit le coin inférieur droit du tableau au moyen de l'éventail en plumes d'autruche, qui vient équilibrer la blancheur des chairs. Un continuum est établi grâce au bras gauche qui tient l'éventail. Un bouquet d'œillets rouges fixé au corsage vient ponctuer le point de rencontre entre la ligne du bras gauche et le dossier du fauteuil ; il fait en outre contrepoint au rouge vif des lèvres de l'élégante. Le tableau est donc parfaitement équilibré, même si le visage apparaît décentré.
Voici une autre élégante de Fernand Toussaint, l'Elégante à l'ombrelle (fig. 2). Le principe de composition est fort différent du tableau précédent. L'âge de la jeune femme a sans doute influencé l'artiste. De fait, une composition adaptée pour une personne d'âge mûr ne l'est pas forcément pour une jeunesse.
La jeune femme siège sur un petit fauteuil, devant un arrière-plan indéfini, sans motif particulier. La gamme chromatique, nettement plus claire que dans l'exemple précédent, conserve néanmoins une certaine sobriété. On ne retrouve plus autant de lignes de composition, si bien que l'œuvre en paraît plus spontanée, caractère qui sied également à cette jeune personne. Le dossier du fauteuil offre un appui visuel au personnage, qui flotterait sans ce détail. Une touche rose vient ponctuer son corsage, selon le principe mis en œuvre précédemment. Le chapeau orné de ce qui semble être une plume verte, de la même teinte que la veste, permet de cadrer le visage. L'ombrelle, en apparence anodine, est en fait la seule ligne droite de ce tableau, tout en rondeurs. Sa présence et sa position raffermissent un peu la composition.
Autre portrait, celui d'une jeune femme portant une robe brune (fig. 3). Contrairement aux deux exemples précédents, elle ne regarde pas vers le spectateur, mais a les yeux perdus dans le vague. Elle aussi siège dans un petit fauteuil. Le portrait restitue une partie d'intérieur bourgeois. La composition est encore différente des précédents tableaux, même si des tics caractéristiques se répètent, comme la ponctuation d'œillets sur le bord du corsage. Les tonalités de l'ensemble, fort sombres, mettent en valeur la gorge et le visage.
La composition est pyramidale : la largeur de la jupe étalée sur le siège fait place au buste, assez mince, puis vient enfin la tête. Toute la vitalité du corps s'y concentre. En outre, les bras tendus et joints sur les genoux forment deux lignes de composition qui dynamisent le personnage. Les manchettes blanches et les mains font le contrepoint de la clarté des chairs de la gorge et du visage, au milieu de la jupe sombre, selon le principe observé dans le premier tableau.
Voici encore deux autres portraits, toujours par Toussaint. Sur l'un (fig. 4), des détails de composition de la jeune femme à l'ombrelle resurgissent : la position du chapeau, les plumes roses qui rappellent la robe de la même couleur, la présence d'une ombrelle, le fond indéterminé. Toutefois, les fleurs, des roses dans le cas d'espèce, ne se trouvent plus fixées au corsage, mais sous forme d'un bouquet tenu à la main. Il est vrai que leur disposition au corsage aurait été redondante, puisque les vêtements sont suffisamment clairs. En revanche, le bouquet occupe une place stratégique, à la naissance et au passage de lignes de composition formées par l'ombrelle et les mains. La position de l'ombrelle contrebalance la diagonale du bras gauche, de façon à équilibrer la silhouette.
Il est possible que le même modèle ait posé pour l'autre portrait, romantique à souhait (fig. 5). Ici, Toussaint ne s'embarrasse pas de lignes de composition, mais travaille le tableau en nuances de couleurs. Une grande douceur s'en dégage. Une sorte de coulée claire met le visage en valeur. Un œillet rose éclaire la chevelure.
Ces quelques portraits de Toussaint montrent la variété de compositions possibles pour un même sujet, adaptées à l'âge et à la condition des personnages représentés. Des stéréotypes se dégagent de ces échantillons, tels la présence constante de fleurs, qu'il s'agisse de roses ou d'œillets, l'ajout d'une ombrelle de fonction similaire, l'équilibre des couleurs, etc. Notons que Toussaint a pu montrer sa maîtrise des couleurs dans d'autres œuvres, bien éloignées des portraits, comme les bouquets (fig. 6-7), voire sur des affiches (fig. 8).
En conclusion, il apparaît que Fernand Toussaint, en praticien chevronné, offre une belle démonstration de l'art du portrait. Ceux-ci rencontrent encore un vif succès sur le marché de l'art, signe d'une valeur sûre.
    

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Sarah Bernhardt et Belle-Ile-en-Mer


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Belle-Ile : une visite chez Sarah Bernhardt
© Musée Sarah Bernhardt
citation

De Jean-Pierre Thibaudat

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Une pancarte à l’entrée du site annonce la couleur: «Vous rêviez de sensations fortes, de rochers noirs battus par les vagues et les vents? Vous les aurez! Vous avez envie de pelouses fleuries comme des jardins et d’une tranquillité à peine troublée par les cris des oiseaux de mer? Vous les aurez aussi.»

Bienvenue chez Sarah Bernhardt à la pointe des Poulains, site sauvage de Belle-Ile-en-Mer.
En s’y promenant avec des amis en août 1894, l’actrice vit l’écriteau «A vendre» sur un fort désaffecté et humide.
Et s’écria «J’achète!»
Ce n’était pas une lubie.
La tragédienne la plus célèbre de son temps passa à la pointe de l’île la plupart de ses étés, après avoir retapé le fort à grands frais et percé des fenêtres.

Belle-Ile-en-Mer : Le Fort de Sarah Bernhardt

Abandonné par l’armée française un quart de siècle auparavant, il servait de remise aux pêcheurs de l’île. Elle aménagea un jardin, faisant arracher la bruyère (par superstition probablement), planter du gazon anglais et un figuier qu’elle appela Joseph.
Par la suite, l’actrice fit construire non loin la villa Lysiane (le prénom de sa petite-fille) et la villa Les Cinq Parties du monde pour sa famille et ses nombreux amis – la dame ne se déplaçait pas sans une théorie de fidèles, dont la peintre Louise Abbéma, dite «le vieux général japonais».

Des siestes à l’abri des tamaris

Quand le manoir de Penhoët, trop proche de chez elle à son goût, fut à vendre, elle l’acheta aussi et lui adjoignit un atelier pour son ami «Jojotte», le peintre Georges Clairin, qui lui avait fait découvrir Belle-Ile. Le manoir étant plus confortable, Sarah Bernhardt délaissa le fort mais aimait se promener jusqu’à la pointe, là où les vaguelettes de l’étroite plage, venant de deux côtés, se donnent le bonjour.
Dans «La Grande Sarah, souvenirs», un livre paru en 1930, désormais introuvable, le compositeur Reynaldo Hahn évoque «la lande mauve et dorée». Hahn, comme tant d’autres (Lysiane, Louis Verneuil, Marie Colombier...), a raconté les étés de Belle-Ile ponctués par les siestes au «sarathorium», allongés sur des chaises longues, à l’abri des tamaris. Le silence y est de rigueur, affirme la tragédienne à un magazine féminin; ça jacassait ferme, se souvient le sarcastique Reynaldo.
Les soirées étaient festives, tapissées d’histoires abracadabrantesques comme celle de ce boa qui, après avoir dormi des années, se serait réveillé dans le salon, l’actrice lui réglant son compte d’un coup de revolver – anecdote douteuse. Les Bellilois traversaient souvent l’île pour voir cette curiosité (l’actrice, pas le boa).
A tel point que «Sarah barnum» fit élever un mur qui, en partie, existe toujours.

petit îlot coupé de belle-île à marée haute, la pointe des poulains
Petit îlot coupé de Belle-île à marée haute, la pointe des poulains offre un panorama grandiose où l'on peut voir Groix, Lorient et toute la baie de Quiberon

Gala pour les pêcheurs

Pour Sarah Bernhardt, aller à Belle-Ile, c’était «rompre avec les paillettes et se confronter à la vérité de la nature», juge Nicolas Tafoiry, le jeune conservateur de la citadelle de Palais, magnifiée par Vauban, la première chose que l’on voit lorsque le bateau venu de Quiberon s’approche du rivage.
En réorganisant le musée, il a consacré une salle à l’actrice. On y voit, sur un imposant carton à chapeau, le visage de «Sarah en colère» peint par Jojotte. Tafoiry s’apprête à publier un livre sur la tragédienne. Louis-Charles Garans vient de sortir le sien. Situationniste de la première heure, il a épousé une Belliloise rencontrée à Saint-Germain-des-Prés. Le couple, qui avait déjà cinq enfants, s’est installé à Palais en 1965. Guy Debord est venu à Belle-Ile voir ses potes. Cinq autres enfants plus tard, Garans avait fondé «La Gazette de Belle-Ile» (la publication en est à son 392e numéro) qui, à chaque livraison, ne manque pas d’évoquer la fameuse actrice.
Peu de temps avant sa mort, Sarah Bernhardt céda ses propriétés de Belle-Ile, où elle avait un temps songé à dresser son caveau. Quand on l’enterra au Père Lachaise, le 29 mars 1923, une délégation de Bellilois vint au fort lui rendre hommage. Il y avait là les maires de trois des quatre villages de l’île, un pâtissier, un huissier, un patron pêcheur et d’autres encore.
L’actrice n’avait pas toujours eu de bons rapports avec les pêcheurs, auxquels elle avait interdit de s’approcher de la pointe des Poulains. Mais quand une tempête ruina ces derniers en 1911, elle organisa à leur profit une «matinée de gala», une sorte de télésardine, ancêtre du Téléthon.

Sentiers côtiers

Après sa mort, le domaine de 42 hectares passa donc de main en main. En 1943, les Allemands bombardèrent le manoir; il n’en reste rien. Monsieur Larquetoux, le dernier propriétaire (il avait fait fortune dans le béton précontraint) possédait aussi la citadelle de Palais. Sa veuve a récemment tout vendu: la citadelle à une firme hôtelière de luxe, et le domaine de Sarah Bernhardt au Conservatoire du littoral, qui le gère avec la communauté de communes de Belle-Ile. Depuis longtemps, le fort était redevenu une bâtisse fantôme.
Les nouveaux propriétaires souhaitent «réhabiliter» ces édifices en ruine et «revégétaliser» un site piétiné chaque année par des milliers de visiteurs. Les sentiers côtiers sont déjà aménagés, donnant accès aux bancs (restaurés) de ciment en arc de cercle sur lesquels l’actrice aimait s’asseoir pour tutoyer le furieux paysage; les véhicules sont désormais cantonnés sur un parking donnant accès à la villa Lysiane, bientôt transformée en boutique et lieu d’accueil.
Le fort et la seconde villa, actuellement en travaux, abriteront des expositions consacrées à l’actrice. Ouverture prévue l’été prochain. S’il était illusoire de vouloir reconstituer les intérieurs extravagants à l’identique, on peut regretter qu’un projet, plus opportun, de résidence d’artistes ait été abandonné.

Monet, Matisse et les autres

Sarah Bernhardt ne fut pas la première artiste à tomber sous le charme de Belle-Ile. Avant de venir chez son amie, Reynaldo Hahn était descendu, à deux pas du débarcadère, à l’hôtel Atlantic (aujourd’hui Atlantique) avec Marcel Proust. Claude Monet, fasciné par les falaises de Port Coton, y avait peint 39 toiles. Matisse, Vasarely, Alechinsky et bien d’autres suivront. Mais l’actrice fut la première à y acquérir une résidence secondaire. Depuis, nombreux sont les gens de théâtre qui ont acheté: Arletty, Catherine de Seyne, Klaus Grüber, Alain Crombecque...
La retraite venue, certains y vivent à demeure. C’est le cas de Cécile Fraenkel, dernière secrétaire de Jean Vilar au TNP avant de devenir celle d’Antoine Vitez à Chaillot. C’est l’actrice Luce Mélite qui l’avait entraînée là, laquelle avait entendu parler de Belle-Ile par Peter Brook. Elles étaient descendues à l’hôtel de l’Apothicairerie, là même où Sarah Bernhardt avait déjeuné avant de découvrir la pointe des Poulains. Un établissement légendaire, aujourd’hui détruit et remplacé par un méchant hôtel de luxe aussi avenant qu’un blockhaus.
«J’ai tout lâché pour vivre ici, dit Cécile Fraenkel. Dès que je descends du bateau, je me sens bien.» Pourquoi? Sa réponse tient en deux mots: «L’infini, la solitude.» La grande actrice ne disait pas autre chose.
Roger Blin, le metteur en scène mythique de «En attendant Godot», fit un jour une promenade avec une amie à la recherche de la «cabane de Pascale» (l’actrice Pascale de Boysson), la compagne (disparue) de Laurent Terzieff. Parti de Port Coton, Blin marcha vers la plage de Donnant. Et tomba, par hasard, sur la cabane.
Elle est toujours là. Nichée au creux d’un plateau donnant sur la mer au loin. Un spartiate parallélépipède en pierre. Les volets au bleu caillé sont fermés. L’actrice vivait là, sans eau ni électricité. Seule face à l’infini. Le rêve secret de Sarah Bernhardt, c’est elle qui l’avait humblement accompli. Cette maison-là n’est pas à vendre.

Grand admirateur et ami intime de Sarah Bernhardt, Georges Clairin possède dans sa maison de Belle-Ile-en-Mer un atelier. Il réalisera de nombreux portraits de l’actrice d'une réelle finesse et d'une grande poésie, dont le célèbre « Portrait de Sarah Bernhardt », exposé en 1876 à Paris au Petit-Palais.




La propriété de Sarah Bernhardt,achetée en 1894, après sa première visite de l’île. Une nature maîtrisée (jardins, haies de tamaris), un fort transformé en résidence secondaire avec de larges ouvertures. En arrière-plan, l’îlot et le phare des Poulains mis en service en 1867 (carte postale du début du XXe siècle: «Belle-Île-en-Mer. Le Fort de Sarah Bernhardt, vue prise de la Terrasse». N.D. n°23)
La partie orientale de la propriété de Sarah Bernhardt, avec le manoir de Penhoët acheté en 1909. Sarah Bernhardt décide de s’y installer, car le château est plus vaste et plus confortable. Il a été détruit en 1944 par les Allemands (collection particulière).


Photo aérienne de la pointe des Poulains dans les années 1990. Au premier plan, l’ancienne propriété de Sarah Bernhardt fermée au public, la villa des «Cinq Parties du Monde», le fortin et le parc à l’abandon. Sur la pointe, on observe une aire de stationnement pour les autocars au-dessus de la plage. Au deuxième plan, le rocher du Chien et l’îlot des Poulains avec le phare accessible à marée basse par un tombolo. La multiplication des chemins d’accès à l’îlot et l’érosion des sols résultent d’une fréquentation touristique diffuse et mobile car il s’agit d’un point de vue. Les visiteurs essaient d’épuiser toutes les possibilités de vision sur l’îlot (Inventaire Bretagne DRAC, Artur/Lambart, 1998).

Sarah Bernhardt à Belle-île, appuyée sur un rocher, 1904