mercredi 24 août 2011

Marci MacDonald... Sensual Fine Art

Marci MacDonald
Artiste Marci McDonald

Artiste peintre américaine contemporaine, vivant en Floride. Un monde tout en douceur....





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Monet au Musée Marmottan et dans les Collections suisses


« Je suis dans un pays superbe de sauvagerie, un amoncellement de rochers terrible et une mer invraisemblable de couleurs ; enfin je suis très emballé quoique ayant bien du mal, car j’étais habitué à peindre la Manche et j’avais forcément ma routine, mais l’Océan c’est tout autre chose. »

 Claude Monet à Gustave Caillebotte

Claude Monet, Tempête sur la côte de Belle-Ile, 1886 (collection particulière)
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(Catalogue Monet au musée Marmottan et dans les collections suisses,

Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2011

Visite du Musée Gianadda à Martigny en minibus et en autocar
                           

du 17 juin – 20 novembre 2011 )






© Peter Schälchli, Zurich







© Musée Marmottan Monet, Paris, France / Giraudon / The Bridgeman Art Library



© Musée Marmottan Monet, Paris, France / Giraudon / The Bridgeman Art Library






© Musée Marmottan Monet, Paris, France / Giraudon / The Bridgeman Art Library


L’exposition Claude Monet offre au public un voyage où la réalité est recomposée à partir de la lumière à laquelle l’artiste fait subir des variations infinies. Elle est une invitation à l’étude de la nature, des paysages, de l’urbanisme dont le souci de ce patriarche de l’impressionnisme, a été de capter le réel dans ses apparences les plus fugitives. Un véritable hymne à la lumière et à la couleur représenté par quelque 70 peintures, dont 26 prêts historiques du Musée Marmottan Monet, et toutes les autres œuvres provenant de grands musées (Bâle, Berne, Lausanne, Zurich, …) et collections privées suisses. Ce large panorama de l’œuvre de Monet met en lumière les principaux thèmes de l’œuvre de l’artiste : notamment Argenteuil, Vétheuil, la Hollande, les Meules, la Cathédrale de Rouen, Londres, Bordighera, les Peupliers, les Nymphéas, le Pont japonais…Cette balade picturale offre aux visiteurs une promenade choisie sur les pas des lieux de prédilection du peintre de Giverny : les bords de la Seine, les Côtes normandes, la Bretagne et l’Italie.

MONET (1840-1926) : UNE VIE LONGUE VOUEE A LA PEINTURE QUI SE CHE-VAUCHE SUR DEUX SIECLES
Né à Paris, Claude Monet passe sa jeunesse au Havre où sa famille s’installe quelque cinq ans plus tard. Très jeune, le futur peintre, caricature les Havrais. Il fait la connaissance d’Eugène Boudin, personne déterminante dans sa carrière, en l’emmenant peindre directement sur le motif. En 1859, à Paris, il travaille à l’Académie suisse. Il reçoit la révélation de la luminosité éclatante du Maghreb durant sa conscription dans l’armée des chasseurs d’Afrique en Algérie. De retour à Paris en 1862, il fréquente l’atelier de Charles Gleyre. Il peint en plein air dans la forêt de Fontainebleau. A Londres en 1870, où il se réfugie pendant la guerre franco-prussienne, il découvre les œuvres de Turner. De retour en 1871, Monet s’installe à Argenteuil qui marque le début d’une décennie productive, où les ombres deviennent couleur animée par la lumière. La surface de ces toiles atteint un dynamisme joyeux grâce à de petites touches fragmentées posées en virgule, accolées les unes aux autres. Cette modulation des couleurs détermine les formes et l’espace et se prête bien pour décrire les aspects mouvants de la nature, le scintillement de l’eau des rivières, le frémisssement des feuillages dans le soleil. Il fixe le caractère éphémère de la nature sans les immobiliser mais en leur donnant une réalité poétique. En 1874, c’est le baptême du mouvement impressionniste révélé par une exposition chez le photographe Nadar. Le tableau de Monet, « Impression soleil levant » moqué par le journaliste Louis Leroy, devient éponyme du mouvement. Peu à peu, le public adopte le néologisme « impressionnisme » pour remplacer celui « d’intransigeant » donné aux peintres désireux de s’éloigner des salons officiels.

Toujours en proie à de réelles difficultés financières, Monet trouve refuge à Argenteuil. Il se noue entre lui, sa femme et ses 2 fils une amitié complexe avec le collectionneur Ernest Hos-chedé et son épouse Alice et leurs 6 enfants.

En 1878, le succès aidant un peu, Monet s’établit à Vétheuil. Sa propension à traiter les mi-roitements continuels de l’eau, l’incite à se faire aménager un canot-atelier qui deviendra son havre de réflexion. Camille s’éteint en 1879 à l’âge de 32 ans, laissant deux jeunes garçons Jean et Michel. Veuf à trente-neuf ans, dans le désarroi de la douleur, le peintre trouve oppor-tunément pour miroir les lumières mélancoliques de l’autome « La Seine en aval de Vétheuil » avant les glaçons meurtriers de la sinistre « Débâcle » qui précède les « Inondations ». Rejoint par Alice Hoschedé, épouse de son premier mécène ruiné Ernest, Monet avec ses fils et les enfants Hoschedé, habitent deux ans à Poissy. Il participe à la septième exposition des impressionnistes en 1882 et l’année suivante une rétrospective se tient à la galerie Durand-Ruel avec 56 tableaux.

En 1883, le peintre découvre Giverny, village entre l’Ile-de-France et la Normandie, où il se fixe avec sa famille jusqu’à sa mort. Au début, Monet voyage beaucoup : avec Renoir sur la Côte d’Azur et en Italie, en Hollande, à Londres. Il expose à Bruxelles en 1886, ainsi qu’à New York grâce à Durand-Ruel. En 1889, la galerie Georges Petit réunit Monet-Rodin un événement qui fait date dans l’histoire de l’art. Des séjours en Novège, Venise et dans la Creuse ponctuent encore la vie de cet artiste errant.

A partir de l’automne 1890, l’artiste transforme sa propriété et acquiert quelques terrains avoisinants. Le jardin potager devient une vallée de pivoines, de lys, d’iris, géré par cinq jar-diniers. Il se passionne pour cet espace et aménage un « jardin d’eau » agrémenté d’un pont japonais. Les nymphéas envahissent la surface de l’eau. Depuis 1895, son jardin devient sa grande source d’inspirations : « …tout d’un coup j’ai eu la révélation des fééries de mon jar-din. J’ai pris ma palette…depuis ce temps je n’ai guère eu d’autres modèles ». Claude Monet, un jardinier moderne essaie de faire vivre le jardin le plus longtemps possible au cours de l’année, d’y superposer le temps des saisons en floraisons et feuillaisons successives. Son amour des plantes savait merveilleusement composer entre spontanées, les variétés anciennes mais aussi toutes récentes introductions et obtentions de végétaux aux couleurs et aux si-lhouettes inédites.

A partir de 1906, le thème des nymphéas se révèle presque exclusif. Les couleurs se fondent et se confondent dans une harmonie subtile. Les tons ne sont qu’irisation, avec une sensation de changement incessant. De ces visions végétales, où l’eau affleure, le peintre pousse l’impressionnisme à une expression quasi abstraite.

En 1911, survient le décès d’Alice Hoschedé, sa deuxième femme depuis 1892.

Le 5 décembre 1926 s’éteint la figure tutélaire de l’impressionnisme. Il avait, avec le soutien de Clémenceau, fait entrer l’Olympia de Manet au Louvre et partagé la défense du capitaine Dreyfus, refusé la Légion d’honneur et célébré avec éclat, par le don des Nymphéas, l’Europe pacifiée. Monet a essayé sans relâche de transcrire par d’éblouissantes couleurs les sentiments que lui inspirait la nature.
LE MUSEE MARMOTTAN MONET
Situé dans le beau quartier de la Muette, le Musée Marmottant-Monet était l’ancien pavillon de chasse du duc de Valmy, il fut acquis en 1882 par Jules Marmottan. Son fils Paul, en fait sa demeure et collectionne des objets d’art. A sa mort en 1932, il lègue à l’Académie des Beaux-Arts, l’ensemble de ses collections ainsi que son hôtel particulier. Le Musée Marmottan naît en 1934 dans cette belle demeure et devient un lieu privilégié de l’impressionnisme, il possède la plus importante collection au monde d’oeuvres du peintre Claude Monet. Depuis sa création, le musée s’est progressivement enrichi de tableaux de Monet grâce à une succession de dons et de legs exceptionnels, dont notamment ceux de Georges de Bellio par le biais de sa fille victorine Donop de Monchy et de Michel Monet, fils cadet et unique héritier du peintre.

DE QUELQUES TABLEAUX ET THEMES DE CLAUDE MONET
Monet peint pendant plus de soixante ans et à l’aube de sa vie, il porte un jugement sur son travail et déclare : « …ma seule vertu, c’est d’avoir peint directement d’après nature, en es-sayant de transcrire les impressions que produisaient sur moi les changements les plus fu-gaces ». Il vit toujours non loin de la Seine, et c’est dans sa vallée qu’il trouve la plupart de ses sujets : le tableau « La Seine à Argenteuil, 1874 » (Kunstmuseum Bern, Legs Robert Vatter) en témoigne. Son intérêt pour les paysages et l’eau ne se démentira jamais, même loin de son pays, à Londres, « Le parlement. Reflets sur la Tamise, 1899-1901 » (Musée Marmottan Monet, Paris) c’est encore les reflets sur l’eau du fleuve londonien qu’il traque et qu’il colore d’harmonies délicates aux multiples sensations. Le parlement dont il peint les effets architec-turaux atteste de ce nouvel urbanisme de Londres comme les récentes réalisations du baron Hausmann à Paris. L’étude de l’irisation de l’eau et de ses multiples miroitements trouvent son apothéose dans les « Nymphéas, 1903 » (Musée Marmottan Monet, Paris) et dans « Le Pont japonais, 1918 » (Musée Marmottan Monet, Paris). A part l’eau et son spectacle sans cesse renouvelé, Monet est un homme de son temps, il rend aussi hommage par huit vues de la gare Saint-Lazare, antichambre de tous les départs vers les banlieues à la mode, vers sa chère Normandie, vers Londres… « Le pont de l’Europe Gare Saint-Lazare, 1877 » (Musée Marmottan Monet, Paris), restitue toute une poétique de la vie moderne. Dans le traitement rapide de la fumée, on retrouve la technique instantanée du peintre impressionniste. Les jeux de la vapeur soulignent les structures métalliques du pont.

CLAUDE MONET EN SUISSE
Les deux premiers tableaux de Monet sont exposés en Suisse à la Künstlerhaus de Zurich en 1899 et retournent à Paris sans avoir trouvé preneur. A partir de 1908, les premières collections privées apparaissent dans les régions alémanique de Suisse, constituées par des amateurs qui donnent à l’impressionnisme français une place centrale. Dans ces collections, les œuvres de Claude Monet ne sont que modestement présentes. La première raison en est le prix élevé atteint par ses tableaux à partir de 1890. Le bâlois Rudolf Staechelin achète un paysage de bord de mer à un marchand allemand en 1918. Sidney et Jenny Brown-Sulzer à Baden et Os-kar Reinhart à Winterthur, achètent en 1910 et 1924 une « Débâcle » de Monet.

Dès 1937, Emil Bührle, industriel d’origine allemande et propriétaire des ateliers de fabrica-tion mécanique Oerlikon Bührle & Co, s’employait à rassembler de plus en plus systémati-quement un ensemble d’œuvres qui deviendra une collection d’importance internationale. En 1949, il prête à la Kunsthalle de Bâle 12 tableaux de Monet. La grande variété de motifs trai-tés par Monet y était intégralement représentée : paysage de prairie, nymphéas, meule de foin. Pour la première fois, des « Nymphéas » du cycle offert à l’Etat français en 1922 et qui n’avaient pas trouvé place dans les salles de l’Orangerie, remisés à l’atelier de Giverny, sont prêtés par Michel Monet. Cette salle de Nymphéas était la véritable sensation artistique de cette exposition de la Kunshalle, mais malgré l’intervention de Georg Schmidt, directeur du Kunstmuseum de Bâle, la commission artistique de l’époque refuse d’en acheter.

C’est en 1951 qu’Emile Bührle achète à Michel Monet à Giverny, deux panneaux de 6 mètres du cycle des « Nymphéas » et les offre à la Kunstgesellschaft de Zurich pour le futur Kunsthaus qu’il était en train de fonder. La première exposition rétrospective de Claude Mo-net a lieu au Kunsthaus de Zurich en 1952 et le peintre impressionniste de Giverny, avec les Nymphéas, y est reconnu comme un important précurseur de l’abstraction.

La collection constituée par Ernst Beyeler à la fin du XXe siècle témoigne avec une insistance particulière de la position éminente qu’occupe Monet dans l’art d’aujourd’hui. Le triptyque de « Nymphéas » acquis en 1977 exposé à la Fondation Beyeler à Riehen peut être considéré comme une œuvre essentielle qui recèle de toutes les qualités pour ancrer sa position dans l’histoire de l’art moderne.
ESTAMPES JAPONAISES DE CLAUDE MONET
Pour la première fois en Suisse une sélection de quarante-cinq estampes japonaises de la col-lection personnelle de l’artiste prêtées par la Fondation Claude Monet à Giverny est exposée à Martigny. La collection constituée par Claude Monet réunit deux cent trente et une gravures. Les estampes japonaises sont des xylographies, c’est-à-dire gravures sur bois exécutées en général sur cerisier. Elles sont la représentation de l’éphémère, de l’instant qui passe, allègre ou douloureuse ce que les Japonais appellent « l’Ukyio-e » ou Monde Flottant.

Monet aurait découvert les estampes japonaises lors d’un séjour en Hollande en 1871. Avec l’exposition universelle de 1878, le grand public se familiarise davantage avec la culture ja-ponaise et des manifestations importantes se succèdent consacrées à cet art. C’est peut-être en 1893, lors d’une présentation à la galerie Durand-Ruel, que Monet achète des gravures d’Utamaro et d’Hiroshige. Peu à peu Monet se lie d’amitié avec des marchands d’art japo-nais. Il communie avec les artistes nippons dans l’amour du paysage et des fleurs.

Dans le catalogue de l’exposition Claude Monet, chaque estampe représentée est accompagnée d’une notice narrative qui permet de se familiariser avec ce « Monde Flottant ».

Le commissariat de l'exposition est assuré par M. Daniel Marchesseau, Conservateur général du patrimoine.

Le catalogue de l’exposition Monet au Musée Marmottan et dans les Collections suisses re-produit en couleurs toutes les œuvres exposées, avec des textes de Caroline Durand-Ruel Godfroy, Dany Sautot, Hugues Gall, Lukas Gloor, Daniel Marchesseau, Jacques Taddéi, Hugues Wilhelm.

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Une analyse de cette exposition sur un blog belge que je visite souvent pour sa richesse et ses analyses.....


Monet au Musée Marmottan et dans les collections suisses
Monet, Le jardin de Vétheuil.jpgClaude Monet, Le jardin de Vétheuil
Chronologique, cette exposition retrace le parcours pictural et la vie de Claude Monet. Sur la plage à Trouville (Musée Marmottan-Monet), une mère et sa fille en vêtements rayés de bleu et de blanc, révèle dès la première période du peintre, initié au plein air par Boudin, sa volonté de restituer la lumière, les lumières. Soleil, nuages, neige, à chaque paysage son atmosphère, à chaque heure du jour, à chaque saison ses ambiances. La Promenade d’Argenteuil (collection particulière) offre une belle perspective le long d’un chemin de halage qui mène à une grande demeure, à l’horizon, prétexte à de multiples correspondances : reflets des nuages dans la Seine, cheminée d’usine faisant écho à une tour, panache de fumée jouant avec les couleurs du ciel.
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Claude Monet, La promenade d'Argenteuil
Trois ans plus tard, en peignant La Neige à Argenteuil (Musée d’art et d’histoire, Genève), Monet compose un paysage d’hiver où les gris, les jaunes, les roux rendent un merveilleux crépuscule doré. Deux petites silhouettes féminines ponctuent La Promenade d’Argenteuil, ici une femme de dos, dont la jupe balance, passe devant les maisons, plus loin deux personnages rejoignent déjà l’horizon.
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Claude Monet, Au parc Monceau
Les Tuileries vues d’en haut, Le Pont de L’Europe à la gare Saint-Lazare dans les panaches des locomotives, vu d’en bas, c’est le Paris traditionnel et c’est la ville moderne, ou encore des maisons qu’on devine à travers les feuillages des arbres, Au parc Monceau (c.p.), à l’ombre desquels des promeneuses se sont assises et des enfants jouent, dans le tournant d’une allée. Tous les verts, tous les bleus, et ces touches de blanc qui donnent vie à la scène.
Les Champs de coquelicots près de Vétheuil (Fondation Bührle, Zurich), choisis pour l’affiche et la couverture du catalogue, offrent un de ces spectacles ravissants où Monet combine l’enchantement des fleurs – les coquelicots couvrent quasi la moitié inférieure de la toile –, le charme d’une promenade à la campagne – un couple et ses deux enfants forment des bouquets –, une vue de Vétheuil sous les nuages dont les couleurs froides contrastent avec cet avant-plan joyeux.
monet,exposition,fondation gianadda,martigny,marmottan,suisse,peinture,art,cultureClaude Monet, Champs de coquelicots près de Vétheuil
Mais Le Jardin de Vétheuil (c.p.) a ma préférence, avec ses longs tuteurs posés à l’enfourchure d’un arbre dans un jardin sans apprêt dont l’allée, éclairée çà et là par le soleil à travers le feuillage, conduit le regard vers l’escalier devant la maison. Ombres bleues et taches de lumière, courbes et droites, le cadrage réunit comme par magie la liberté des formes végétales et les lignes de l’habitation, et invite l’œil à se promener sur la toile dans ses moindres recoins. La barrière en bois qui clôt La Terrasse à Vétheuil souligne de la même manière la grâce du jardin où une femme en chapeau, à l’ombre d’un arbre, lit près d’une table ronde, devant un massif fleuri.
Des marines par temps divers, la Seine prise dans les glaces, des paysages normands (Fécamp, Falaise), italiens (Bordighera) mais aussi des plans rapprochés, comme un Poirier en fleurs (c.p.) qui s’épanouit au-dessus d’un portillon, un virage sur une Route près de Giverny (c.p.), des Pivoines (c.p.) qui couvrent la toile (de quoi inspirer William Morris), et tout à coup, le Portrait de Poly, pêcheur de Kervillaouen, « avec son teint de brique, sa barbe éparse et rude comme une touffe de varech, sa bouche serrée, ses regards aigus qui voient les poissons et les coquillages au fond de l’eau et au creux des rocs, son chapeau déteint, son tricot vert et bleu, couleur de la mer » (Gustave Geffroy, Notes prises lors de sa première rencontre avec Monet à Belle-Ile-en-Mer, 1886).
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On croit connaître Monet, on en a vu tant de posters « décoratifs » qu’une exposition comme celle-ci rafraîchit la vue, avec ces toiles qui montrent un homme hyperattentif aux jeux du jour sur les choses, qu’il cherche à rendre rapidement, sans trop y ajouter : « Quant au fini, ou plutôt au léché, car c’est cela que le public veut, je ne serai jamais d’accord avec lui. » (Claude Monet à Paul Durand-Ruel, 3 novembre 1884) Magnifique Matinée sur la Seine (c.p.) : dans un format carré, le ciel et l’eau se répondent de part et d’autre de l’horizontale qui les sépare, moitié-moitié.
Et puis, bien sûr, Giverny, l’étang aux nymphéas, les iris du jardin, les agapanthes, les saules pleureurs et les extraordinaires glycines qui inspireront Joan Mitchell. Le Musée Marmottan a prêté de grandes toiles splendides.
Un seul regret : le manque, ici, d’éclairage naturel.

Deux oiseaux en vol.jpg
Au sous-sol de la Fondation Gianadda, on peut découvrir une très intéressante sélection d’estampes japonaises collectionnées par Monet et prêtées par la Fondation Monet de Giverny. Deux oiseaux en vol (une corneille noire, oiseau de bon augure et symbole d’amour filial dans la culture japonaise, et une aigrette blanche) forment un duo harmonieux qui a trouvé sa place dans ma bibliothèque (une carte postale). Beaucoup de figures féminines, de beaux visages par Utamaro (« Quand souffle une brise fraîche », « Jeune femme au voile de gaze »), des scènes familières de Kiyonaga, et des paysages par Hiroshige, Kuniyoshi, Hokusai
Ecoutez ce titre évocateur : « La rivière de cristal où l’on bat le linge pour lui donner de l’éclat » (Toyokuni). Les estampes japonaises couvraient les murs de la maison de Monet, elles ont inspiré les aménagements du « jardin d’eau ». Comme les maîtres du « monde flottant », Claude Monet a poursuivi avec passion les variations de la lumière et les palpitations du temps.

Max Dupain et l' Australie


Maxwell Spencer Dupain AC, (1911 – 1992) est un photographe moderniste australien.
Ses Œuvres (on peut citer Sunbaker (1937)) a représenté l'amour mythique des Australiens pour le bord de la mer.


Dupain en 1938
 
A voir ici: http://nla.gov.au/nla.pic-an7518182

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Max Dupain - Women silhouettes and trees, 1930s

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Max Dupain - Magnolia, dead ! 1937


Max Dupain

Max Dupain - Untitled (Jean with Wire Mesh), 1936


Max Dupain
Max Dupain - Portrait of Emmy Towsey and Evelyn Ippen , 1939

Max Dupain
Max Dupain - Woman profile and Trees, années 30


Max Dupain
Max Dupain - Woman and Trees, années 30

Max Dupain
Max Dupain - Photomontage With Woman, City, Seashell And Hands, 1938


Boris Indrikov

Boris Indrikov, artiste peintre russe surréaliste contemporain.
Né en 1967 à Leningrad, il vit et travaille à Moscou.Il travaille actuellement dans la peinture, le graphisme et principalement dans le réalisme fantastique. Ses peintures se trouvent dans la galerie Horizon (Pays-Bas ), et dans des collections privées en Russie ,Suède , Allemagne , France , Suisse ,Japon et USA
TABOU

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