mercredi 17 août 2011

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Moench am Meer
(Moine au bord de la mer)


« Celui qui créa terre et ciel est tout autour de moi » (Friedrich)
Le rêve d’un « retour à la nature », présent dès le XVIIIe siècle, conduit autour de 1800 à la revalorisation de la peinture de paysage, un genre alors jugé mineur dans la hiérarchie académique des sujets, où la figure humaine est censée couronner la création. En Allemagne, cette remise en question s’allie à une conception protestante du divin. Rompant avec l’approche des Lumières, supposée responsable d’un divorce entre l’homme moderne et la nature, les peintres de paysage entendent œuvrer à leur réconciliation. Ils traduisent un sentiment d’accord et de résonance entre l’homme et le monde, sur le mode non discursif des effets musicaux. À partir des années d’occupation napoléonienne (1806-1813), ces éléments prennent une coloration plus nationaliste. La nature devient le lieu de projection de l’identité allemande, avant que les dissensions confessionnelles et le retour des princes ne viennent faire éclater l’idéal d’unité du paysage romantique.

« La nature est […] un instrument de musique dont les sons, de nouveau, sont les touches de plus hautes cordes en nous » (Novalis)
Dans le Moine au bord de la mer de Friedrich, la disproportion entre la frêle silhouette et le paysage « nordique », réduit à trois bandes de couleur, l’effacement des voiliers originellement peints sur l’horizon et l’absence d’éléments dans les marges de la représentation, créent une impression de dilatation spatiale, d’infini, voire de menace. Ce sentiment du « sublime », théorisé à la fin du XVIIIe siècle par Kant, permet d’évoquer une grandeur divine proprement irreprésentable. « Le divin est partout, même dans le grain de sable », aurait affirmé Friedrich. La subjectivité de ce rapport est exprimée par la position et l’anonymat du personnage, qui forme un relais pour le spectateur tout en soutenant un des credo de l’artiste : « Ferme ton œil corporel afin de voir d’abord ton tableau avec l’œil de l’esprit. » Ce phénomène d’intériorisation de la nature émancipe le peintre d’une description précise des lieux au profit du sentiment qu’ils font naître. Dans le Monument à Goethe, Carus combine en un paysage irréel des roches, des végétaux et des phénomènes atmosphériques rigoureusement observés, selon la méthode poético-scientifique des recherches de Goethe sur la nature. L’instrument entouré d’anges symbolise la dimension musicale et harmonique de ce nouveau rapport au monde. Dans le Ritterburg de Lessing, le paysage est plus descriptif que chez ses aînés tout en conservant un caractère lyrique. Celui-ci s’exprime dans la manière organique dont le château médiéval imaginaire (issu de la lecture de Walter Scott) prolonge le paysage. Le point de vue et l’usage du contre-jour, la fragilité, mais aussi la pérennité de l’édifice font de l’œuvre une méditation sur le cours de l’histoire. La Lecture du bréviaire du Bavarois Spitzweg reprend les éléments romantiques pour en proposer une version satirique. Le personnage est placé dans un paysage pur (un village originellement à l’arrière-plan a été effacé), mais sa silhouette un peu grotesque, son costume de jeune séminariste catholique et les choux placés à l’avant-plan font plutôt obstacle à l’idéal de fusion. Spitzweg remet ainsi en tension la nature et la religion, l’origine et l’histoire, l’homme et le paysage.

Du paysage idéal au prosaïsme de la nature
Les quatre peintures témoignent de l’évolution du sentiment de la nature en Allemagne et des dissensions entre leurs auteurs. Alors que Friedrich est considéré comme le représentant du paysage métaphysique, son disciple Carus, également médecin et naturaliste, tend à partir des années 1820 à s’en distancier pour se tourner vers une restitution plus scientifique des configurations végétales et minérales. Ses Lettres sur la peinture de paysage (1815-1835) expriment encore son attachement à l’esthétique de Friedrich, mais aussi la crainte que le paysage subjectif du romantisme n’aboutisse à une forme d’opacité contraire à sa volonté d’alliance entre l’art et la science. Goethe, qui en écrit la préface et auquel Carus rend ici hommage, a lui-même tout autant contribué à la naissance du romantisme qu’il en a combattu les dérives subjectivistes et nationales dans un texte de 1817 écrit avec l’historien d’art Heinrich Meyer, « L’art néo-allemand, patriotico-religieux ». Défenseur d’un néoclassicisme européen, Goethe dénonce notamment dans le Cimetière d’un cloître sous la neige (1828-1830, Cologne, Wallraf-Richartz-Museul) de Lessing les aspirations d’une « jeunesse glacée » héritière de Friedrich. Lessing évolue toutefois lui aussi vers un mélange d’idéalisme et de réalisme. Le Ritterburg peut apparaître comme une œuvre de transition entre ses paysages romantiques, son nouveau souci d’observation du réel et son ralliement prochain à la peinture d’histoire nationale. Chez Spitzweg, l’idéal du « retour » à la nature des premiers romantiques, comme leur revendication d’une identité commune, montre ses limites dans une société biedermeier (petite-bourgeoise) désormais dominée par un individualisme et un sentimentalisme de convention.

Via




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1810 : Caspar David Friedrich a 36 ans.
Il expose pour la première fois deux oeuvres à l'Académie de Berlin...Celle ci-dessus et...

abtei_im_eichwald
Abtei im Eichwald
(L'abbaye dans une forêt de chênes)
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Leur succès est tel que le roi Friedrich-Wilhelm
(Frédéric-Guillaume III de Prusse),
alors âgé de 40 ans, les lui achète...

Bal costumé à Devonshire House...

Le 2 juillet 1897 à la résidence de la duchesse de Devonshire, à Piccadilly, on a organisé un bal costumé.

Devonshire House in 1896

Il a été consacrée au jubilé de diamant de la reine Victoria alors reine d'Angleterre.
Un des événements a été la séance photo de ce fameux bal costumé avec la participation des invités en costume de fantaisie.

Source:http://www.rvondeh.dircon.co.uk/dhb/intro.html

Au final, une illustration remarquable de l 'histoire des costumes victoriens.

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Le roi George V et la reine Mary (dans l'ancienne alors que la balle reste le duc et la duchesse d'York).
Le roi dans le costume de George Clifford (aventurier du XVIe siècle, qui a mené des expéditions vers l'Amérique). La reine comme dame de la cour La Reine Margot  (1553-1615)
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Lady Enid Ashborton dans un costume d'héroïne des romans de Chrétien de Troyes (XII siècle).. Elle ne portait pas une "ceinture de diamants", mais la presse était en extase
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Baronne von André dans un costume de Desdemona.
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Lady Randolph Churchill en impératrice Théodora
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Le baron von André dans un costume de Benvenuto Cellini
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Mme Burke Eldzhernon en Salammbô
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Duchesse de Devonshire, organisatrice de la manifestation en Zénobie, reine de Palmyre.
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Lord Iweala dans un costume de l'époque de Louis XIII
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Mme Arthur Paget dans le rôle de Cléopâtre
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M. et Mme Guthrie. Lui en Cassio, elle dans un costume ", une beauté d'un portrait du Titien"
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Baronne Uolverton en costume patriotique au Royaume-Uni
Tunique Tudor brodées de roses et de "Union Jack" sur le bouclier
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La comtesse de Warwick  en Marie-Antoinette
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Grand Duc Mikhail Mikhailovich et la comtesse de Torby en  Henry XIV et Gabriel D'Estrées
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Mrs Cole-Claud Hamilton  en Amy Robsart
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William Fitzwilliam  en  Lord Nelson
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Le duc et la duchesse de Fife en costumes du temps d'Henri II
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Le prince de Galles en chef des Chevaliers de Malte
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Lady Florence Delamere en Hortense de Beauharnais
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Lady Rose Lee en duchesse de Villars
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George Cornwallis-Ouest en esclave noire
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Henry Chaplin en  général Lefebvre
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George Cavendish Bentinck en Guillaume, baron Bentinck
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Lord Camden  dans le costume de Louis XV
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Comtesse Cadogan en Elisabeth, reine de Bohême
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Dame Muriel et Cardross Erskine en comtesse de Lavis et le marquis du Luc Vintimill
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Mlle Guillaume Forbes en archiduchesse Elisabeth, l'ère de Marie-Thérèse
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Lady Emptill en Madame de Lamballe
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Lord et Lady Emptill en chevalier de la Table ronde du roi Arthur et de sa belle dame
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Seigneur Danraven en cardinal Mazarin
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Lord Rowton  en archevêque de Canterbury
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Vicomtesse Curzon en reine Mary Leszczynska
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Photo du jour...


Anke Merzbach,

Un exemple du magnifique travail de cette artiste allemande de Brème....

A contempler le reste de son travail sur son site

Quand Frederick Childe Hassam peignait les fleurs...



Frédéric Childe Hassam (1859-1935) - l'un des plus talentueux et prolifiques fondateurs de l'American Impressionnism. 

Hassam a poursuivi ses études à Paris de 1886 à 1889. Parmi les artistes américains, contemporains, il s'est distingué par son engagement envers l'impressionnisme français.

L'artiste a créé plus de deux mille oeuvres à l'huile, aquarelles et pastels et des illustrations. Peintre de scènes de genre, figures, nus, intérieurs, paysages, paysages urbains, marines, natures mortes. Peintre à l'huile, à la gouache, aquarelliste, pastelliste, graveur, dessinateur, illustrateur, lithographe


«Marché aux fleurs» 1895
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«Das Rosenmädchen» 1888
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«Beim Floristen» 1889
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«Boston Common. Le marchand de fleurs »
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«Flower Girl par la Seine, à Paris» 1889
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«La Bouquetière et La Latiere (également connu sous le magasin de fleurs et de crémerie)» 1888
* Cliquable 3000 x 2025 pix.




«Lady in the Park (également connu sous le nom dans le jardin)» 1897
* 2072 x 1887 pix cliquable.




«Le marchand de fleurs» 1889
* 880 x 557 pix cliquable.




«Pariser Strassenszene» 1887
* 2588 x 2144 pix cliquable.




«Dame im Blumengarten. Le marchand de fleurs »1891 * 610
* Cliquable 1680 2064 x pix.




«Rue Montmartre, Paris» 1888
* Cliquable 860 x 1031 pix.

  


«Pivoines» 1888
* Cliquable 710 x 930 pix.




«Le marchand de fleurs» 1888
* 1496 x 1972 pix cliquable.




«A New Years Nocturne» 1892
* 655 x 954 pix cliquable.




«Le marchand de fleurs» 1888
* Cliquable 1492 x 2481 pix.