mercredi 22 juin 2011

Maia Ramishvili

Maia Ramishvili




 
Artiste peintre contemporaine géorgienne.
Maia Ramishvili est née en 1969 à Tbilisi en Géorgie. 





Ziegfeld Follies Girls, 1920.

Les Ziegfeld Follies sont une série de productions théatrales de Broadway à New York de 1907 à 1931. C'est devenu une émission de radio en 1932 et en 1936 avec The Ziegfeld Follies of the Air.



Photofest
For the final show in this season’s Encores! series at City Center, Jack Viertel and Jerry Zaks have compiled material from the Ziegfeld Follies



Inspirés par les Folies Bergère de Paris, les Ziegfeld Follies furent conçues et créées par Florenz Ziegfeld, d'après l'idée de sa femme à l'époque, la comédienne Anna Held. Le spectacle était produit par Klaw & Erlanger.

Ces spectacles et la vie de Florenz Ziegfeld ont été l'objet d'un film hollywoodien : le Grand Ziegfeld.
















       












Thanks Mild Colonial Boy

Paroles de Christian Bobin


«Ce qu'on sait de quelqu'un empêche de le connaître.»


  Christian Bobin   - Le Très-Bas
 

Paroles de Walt Whitman

Chant de moi-même (Song of Myself, 1855)

Walt Whitman, un cosmos, de Manhattan le fils, Turbulent, bien en chair, sensuel, mangeant, buvant et procréant,
Pas sentimental, pas dressé au-dessus des autres ou à l’écart d’eux
Pas plus modeste qu’immodeste.

Arrachez les verrous des portes!
Arrachez les portes mêmes de leurs gonds!

Qui dégrade autrui me dégrade
Et rien ne se dit ou se fait, qui ne retourne enfin à moi.

A travers moi le souffle spirituel s’enfle et s’enfle, à travers moi c’est le courant et c’est l’index.
Je profère le mot des premiers âges, je fais le signe de démocratie,
Par Dieu! Je n’accepterai rien dont tous ne puissent contresigner la copie dans les mêmes termes.
A travers moi des voix longtemps muettes

Voix des interminables générations de prisonniers, d’esclaves,
Voix des mal portants, des désespérés, des voleurs, des avortons,
Voix des cycles de préparation, d’accroissement,
Et des liens qui relient les astres, et des matrices et du suc paternel.
Et des droits de ceux que les autres foulent aux pieds,
Des êtres mal formés, vulgaires, niais, insanes, méprisés,
Brouillards sur l’air, bousiers roulant leur boule de fiente.

A travers moi des voix proscrites,
Voix des sexes et des ruts, voix voilées, et j’écarte le voile,
Voix indécentes par moi clarifiées et transfigurées.

Je ne pose pas le doigt sur ma bouche
Je traite avec autant de délicatesse les entrailles que je fais la tête et le coeur.
L’accouplement n’est pas plus obscène pour moi que n’est la mort.
J’ai foi dans la chair et dans les appétits,
Le voir, l’ouïr, le toucher, sont miracles, et chaque partie, chaque détail de moi est un miracle.

Divin je suis au dedans et au dehors, et je sanctifie tout ce que je touche ou qui me touche.
La senteur de mes aisselles m’est arôme plus exquis que la prière,
Cette tête m’est plus qu’église et bibles et credos.

Si mon culte se tourne de préférence vers quelque chose, ce sera vers la propre expansion de mon corps, ou vers quelque partie de lui que ce soit.
Transparente argile du corps, ce sera vous!
Bords duvetés et fondement, ce sera vous!
Rigide coutre viril, ce sera vous!
D’où que vous veniez, contribution à mon développement, ce sera vous!
Vous, mon sang riche! vous, laiteuse liqueur, pâle extrait de ma vie!
Poitrine qui contre d’autres poitrines se presse, ce sera vous!
Mon cerveau ce sera vos circonvolutions cachées!
Racine lavée de l’iris d’eau! bécassine craintive! abri surveillé de l’oeuf double! ce sera vous!
Foin emmêlé et révolté de la tête, barbe, sourcil, ce sera vous!
Sève qui scintille de l’érable, fibre de froment mondé, ce sera vous!
Soleil si généreux, ce sera vous!
Vapeurs éclairant et ombrant ma face, ce sera vous!
Vous, ruisseaux de sueurs et rosées, ce sera vous!
Vous qui me chatouillez doucement en frottant contre moi vos génitoires, ce sera vous!
Larges surfaces musculaires, branches de vivant chêne, vagabond plein d’amour sur mon chemin sinueux, ce sera vous!
Mains que j’ai prises, visage que j’ai baisé, mortel que j’ai touché peut-être, ce sera vous!

Je raffole de moi-même, mon lot et tout le reste est si délicieux!
Chaque instant et quoi qu’il advienne me pénètre de joie,
Oh! je suis merveilleux!
Je ne sais dire comment plient mes chevilles, ni d’où naît mon plus faible désir.
Ni d’où naît l’amitié qui jaillit de moi, ni d’où naît l’amitié que je reçois en retour.

Lorsque je gravis mon perron, je m’arrête et doute si ce que je vois est réel.
Une belle-de-jour à ma fenêtre me satisfait plus que toute la métaphysique des livres.
Contempler le lever du jour!
La jeune lueur efficace les immenses ombres diaphanes
L’air fleure bon à mon palais.
Poussées du mouvant monde, en ébrouements naïfs, ascension silencieuse, fraîche exsudation,
Activation oblique haut et bas.
Quelque chose que je ne puis voir érige de libidineux dards
Des flots de jus brillant inondent le ciel.

La terre par le ciel envahie, la conclusion quotidienne de leur jonction
Le défi que déjà l’Orient a lancé par-dessus ma tête,
L’ironique brocard: Vois donc qui de nous deux sera maître!


***


Walt Whitman (1819-1892)« Feuilles d’herbe » (1855-1891) (verset 24)
Traduction d’André Gide



Les fleurs délicates de Jan Harbon

Jan Harbon est une illustratrice britannique.
Au cours des 10 dernières années, elle a largement exposé en tant que membre de la Société des Peintres d'Art Floral (attribution du prix Excellence 2005), de la Société de botanique Artistes Exposition (Certificat de botanique Mérite 2006, le Prix du président 2007, Prix du Public 2009), de la Royal Horticultural Society (Silver Gilt médaille), et participe à des expositions mixtes et en solo dans les galeries à travers le pays.
Jan expose chaque année à la Chelsea Flower Show, et à la Japan Barakura Fête des Fleurs. Représentée à Londres par la Judith Blacklock Flower Knightsbridge Galerie.

Une de ses techniques de peinture la plus populaire: l'utilisation de papiers faits main avec de l'or et la feuille de métal.
Son atelier se situe dans le Hampshire.