vendredi 29 avril 2011

Paroles...Cioran

My Sweet Rose



Shakespeare : rendez-vous d'une rose et d'une hache...

Emil Michel  Cioran
 (Syllogismes de l'amertume, p.747, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, 1995)


La photo du jour


Des papillons plein la tête.....

Lux Feminae par Monserrat Figueras



Lux Feminæ
900 - 1600
HOMMAGE A LA LUMIERE DE LA FEMME
Conception et réalisation :
Montserrat Figueras

INTRODUCTION :

Dans cet enregistrement unique en son genre, Montserrat Figueras, en sept portraits couvrant sept siècles (900-1600), rend hommage à la femme en partant de ses sept aspects dans l?ancienne Hespérie, tout au long d'un voyage intérieur qu'elle présente en ces termes : Lux Feminae est une agora musicale, un espace où, à partir de la musique, est invoquée la féminité : son message, sa force, sa souffrance, sa sacralité, sa lumière. 
Il s'agit de musiques et de textes concernant temporellement le Moyen Âge et la Renaissance, qui ont pour protagonistes des femmes appartenant au monde culturel hispanique qu'il soit de tradition chrétienne, juive ou musulmane, et qui montrent les différentes facettes du mythe riche et profond de l'univers féminin. 
Qu'elle soit auteur, sujet d'inspiration ou destinataire, la femme enrichit un patrimoine musical dont le parcours va du Chant de la Sybille, des jarchas, des poèmes arabo-andalous et des Cantigas d'Amigo jusqu'aux poèmes mystiques de Sainte-Thérèse de Jésus, aux berceuses populaires, aux saetas et aux romances séfarades. Ce disque permet de nous transporter hors du temps, de nous recueillir, de nous retrouver dans un monde de spiritualité, de mystère, d'harmonie, de méditation et de plénitude, d'intimisme et de lumière, où la femme est constamment sublimée. Montserrat Figueras a puisé dans le riche patrimoine musical de ces siècles pour illustrer les sept portraits de femmes (Femme antique, Femme nouvelle, Femme ludique, Femme mystique, Femme amante, Femme mère, Femme éplorée).

Lux Feminae est aussi une histoire en musique sur la femme, puisque c'est elle qui nous permet d'accéder au monde spirituel. 
Lux Feminae part de sept aspects de la femme de l?ancienne Hespérie, entre le Moyen âge et la Renaissance. Le 7 est un numéro sacré estimé des sages et des mystiques de toutes les époques : c?est l'union du 4 (les quatre éléments, les quatre couleurs à partir desquelles on obtient toute la palette de l'Art...) et du 3 (la Trinité, la Pyramide...), qui symbolisent l'union de toutes les choses de l'esprit et de la terre, union incarnée également dans la figure de la femme. Sept sont les climats, les mers, les cieux, les jours de la création... mais le caractère sacré du sept est également présent dans la musique, dans la poésie, ainsi qu'en nous-mêmes, qui pouvons sacraliser ou donner de la profondeur à ce que nous vivons et à ce que nous faisons .

Au delà de la musique sacrée, il y a une forme sacrée de faire de la musique. 
Lux Feminae est un instant d'intimité, la description d'un délicat espace intramuros, que l'on doit protéger, d'un jardin intérieur au centre duquel se trouve l'âme, la lumière, la Beauté. C'est pour cette raison que la façon de chanter se nourrit, elle aussi, de cette intimité, sans pour autant rien céder de la force, du rythme, de la danse et du dramatisme des mots. Les diverses traditions chrétienne, juive et musulmane ont ressenti le besoin d'exprimer cette intimité à partir d'une même symbolique : le jardin intérieur, le cloître, le château des 7 Demeures, en tant qu'espaces de recueil, de connaissance et de méditation.

RÉPERTOIRE :

O Lux Codex de las Huelgas (s. XIII) : Prosa Flavit auster I. Femina Antiqua Anonimus Córdoba (s. X) : Sibila latina Judicii Signum II. Femina Nova al-Andalus (s. XII) : Jarcha Gar kom lebare Beatritz de Dia (x. XII) : Cançó Estat ai en greu cossirier III. Femina Ludica Bartomeu Cárceres : Villancico Soleta so jo aci Anonyme : Villancico Niña y Viña Anonyme (Calabre) : Villancico Yo me soy la morenica IV. Femina Mistica Teresa de Jesús / Mus. Anonyme : Alma, buscarte has en Mi V. Femina Amans Um Al Kiram (al-Andalus) : Hal sabil likhalwa Martin Codax (s. XIII) : Cantiga d?Amigo Ondas do mare VI. Femina Mater Bartomeu Cárceres : Villancico Soleta i Verge estich Anonyme (País Vasco) : Nana Aurtxo txikia negarez VII. Femina Gemens Anonyme Sefardi / Texte M. Forcano : Plany d?Estel-lina Anonyme (Andalousie) : Saeta antigua O Lux Codex de las Huelgas : Prosa Flavit auster Montserrat Figueras, soprano Tina Aagaard
  



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O lux feminae (900-1600). Sept portraits de femmes dans l'ancienne Hesperia


C'est une évocation, par la musique, de la féminité, une sorte d'agora musicale dans lequel sont explorés le message, la force, la souffrance, la sacralité ou la lumière de le féminité au cœur de l'histoire et tout particulièrement, ici, durant le Moyen Âge et la Renaissance. Montserrat Figueras, réalisatrice de cet album, nous brosse ainsi, à partir de la musique, des textes et du chant, des portraits de femmes appartenant au monde culturel hispanique, qu'il soit de tradition chrétienne, juive ou musulmane, mais qui portent toutes les diverses facettes du mythe riche et profond de l'univers féminin. « Qu'elle soit auteur, sujet d'inspiration ou destinataire, la femme enrichit un patrimoine musical dont le parcours va du chant de la Sibylle, des "jarchas", des poèmes arabo-andalous et des "cantigas d'Amigo" jusqu'aux poèmes mystiques de sainte Thérèse de Jésus, aux berceuses populaires, aux "saetas" et aux romances séférades. » Un véritable chemin intérieur qui va au-delà du temps et du siècle et qui porte au recueillement en plongeant dans un monde d'harmonie, de méditation, de plénitude et d'authentique spiritualité. O lux feminae nous livre ainsi à la lumière de la femme un instant d'intimité de vie féminine quasi monastique du monastère de Las Huelgas (Burgos) autour de textes mariaux inspirés du Cantique des cantiques.
Sept séquences nous entraînent dans un voyage spirituel autour de la féminité : Femina antiqua ou la « Femme antique » sur l'ancien chant de la Sibylle ; Femina nova ou la « Femme nouvelle » dans le monde arabo-andalou ; Femina ludica ou la « Femme ludique » dans les Villacicos ; Femina mystica ou la « Femme mystique » sur un poème de sainte Thérèse d'Avila, le sommet du mysticisme chrétien de la Castille du xvie siècle, « cette femme de lumière par excellence » ; Femina amans ou la « Femme amante » avec le cantiga d'Amigo, une femme qui chante l'absent ; Femina mater ou la « Femme mère » avec le Villancico du compositeur catalan, du xvie siècle, Bartomeu Carceres avec les berceuses de tradition basque qui chantent toutes les beautés du jardin intérieur ; Femina gemens ou la « Femme éplorée » inspirée d'un planctus médiéval, une admirable lamentation d'une juive convertie soupçonnée par l'Inquisition de « fausse conversion » qui réunit, dans son chant, toutes les victimes de l'intolérance religieuse…
La voix claire, lumineuse et profonde dans son timbre de soprano de Montserrat Figueras met admirablement en lumière les moindres impulsions des accents de ces poèmes chantant, avec une belle ferveur, la dignité et la noblesse de la femme. Elle est entourée par les soprani Arianna Saval et Tina Aagard, la contralto Laurence Bonnal, et la mezzo Begona Olazvide avec des membres de l'Hesperion XX de Jordi Savall.
Un instant précieux d'intimité et de lumière tout à la gloire de la féminité.

Esprit et Vie n°151 - juin 2006 - 1e quinzaine, p. 30.


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Montserrat Figueras est une chanteuse lyrique (soprano), née le 7 mars 1948 à Barcelone  dans une famille de mélomanes (son père joue du violoncelle).


Très jeune, elle étudia le chant et le théâtre. Elle rejoint l'ensemble de musique ancienne Ars Musicae, où elle chante les œuvres des grands polyphonistes espagnols du XVIe siècle. Au sein de cette formation, elle rencontre Jordi Savall qu'elle épousera en 1968 et avec lequel elle aura deux enfants Arianna et Ferran Savall, tous deux chanteurs et musiciens.

En 1968, le couple part à Bâle en Suisse étudier à la Schola Cantorum Basiliensis et à la Musik Akademie. Le couple séjournera en Suisse jusqu'en 1986. Outre des études vocales générales avec Kurt Widmer et plus tard avec Eva Krasznai, elle développe son goût pour la musique ancienne. Six ans plus tard, en 1974, le couple fonde en compagnie de Lorenzo Alpert (instrument à vent et percussion) et Hopkinson SmithHespèrion XX qui se consacrera à l'interprétation et à la revalorisation du répertoire musical hispanique et européen d'avant 1800. En 1987, elle participe à la fondation par son mari Jordi Savall du chœur La Capella Reial de Catalunya.  (instruments à corde pincées) l'ensemble
À l'aube de ce siècle l'ensemble prend le nom de Hespèrion XXI
Montserrat Figueras a, entre autres, reçu le Grand Prix de la Nouvelle Académie du Disque et le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros
Elle est chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres depuis 2003.

Camera obscura... Dorothea Lange en 1953

“The camera is an instrument that teaches people how to see without a camera.”
Dorothea Lange
Dorothea Lange, née le 26 mai 1895 à Hoboken (États-Unis) et morte le 11 octobre 1965, est une photographe américaine dont les travaux les plus connus ont été réalisés pendant la Grande Dépression, dans le cadre d'une mission confiée par la Farm Security Administration (FSA) (« Administration d'assurance paysanne »).


Elle est sans aucun doute une de mes photographes américaines préférées, et j'admire énormément son travail si rempli d'humanité.... Dorothea Lange, la "photographe du peuple"....

Le voyage dans l'Utah en 1953 
Sources:
Brigham Young University Museum of Art website
Dorothea Lange’s Three Morman Towns website
Original Layout of Three Mormon Towns in LIFE Magazine

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Thanks to
All photographs by Dorothea Lange © Dorothea Lange Collection, Oakland Museum of California, City of Oakland. Gift of Paul S. Taylor.
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Dorothea Lange
‘Doorway, Toquerville, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Mulberry Tree, Neagle Home, Toquerville, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Riley Savage, Toquerville, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Hands, Toquerville, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Eggs, Toquerville, Utah’
1953

Brigham Young University Museum of Art .

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Dorothea Lange
‘Sky and Clouds, Gunlock, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Jake Jones’ Hands, Gunlock, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Horseplay, Gunlock, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Four Young Riders in Summer’
1953

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Dorothea Lange
‘Couple Seated on Porch, Gunlock, Utah’
1953


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Dorothea Lange
‘Anne Carter Johnson, St. George, Utah’
1953

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Dorothea Lange
‘Young Woman, St. George, Utah’
1953

Qui êtes vous Lady Godiva?



John Collier (1898)


L'histoire de Lady Godiva, galopant dans le costume d'Eve sur le cheval fringant dans les rues de Coventry, est l'une des légendes folkloriques les plus populaires.

Lady Godiva, aussi appelée Godgifu était une dame saxonne qui, d'après la légende, a traversé nue à cheval les rues de Coventry, en Angleterre, vers l'an 1000, afin de convaincre son mari de diminuer les impôts qu'il prélevait pour financer ses campagnes militaires.


L'histoire raconte qu'elle était la belle épouse de Léofric (968-1057), comte de Mercie et seigneur de Coventry. Les habitants de cette ville souffraient sous l'imposition accablante des impôts du comte. 
À plusieurs reprises, Dame Godiva fit appel à son mari, qui refusait obstinément de diminuer les taxes. 
Finalement, lassé par ses demandes permanentes, il prétendit satisfaire à sa demande si elle montait à cheval nue dans les rues de la ville. 
Lady Godiva le prit au mot, et traversa la ville, vêtue seulement de ses longs cheveux. Son mari tint parole et supprima les impôts.
La forme la plus ancienne de la légende raconte la traversée du marché de Coventry par Godiva, alors que le peuple était rassemblé, surveillée seulement par deux cavalières (vêtues). Cette version est narrée dans Flores Historiarum de Roger de Wendover (mort en 1236), un collectionneur d'anecdotes quelque peu crédule, qui citait lui-même un autre auteur plus ancien.

Lady Godiva, par Jules Joseph Lefebvre
 
On pense généralement que les cheveux longs de Godiva sont un ajout ultérieur à la légende. D'autres éléments et thèmes sont coutumiers dans les contes : le seigneur intransigeant, la promesse exigée, des conditions de vie très difficiles, la chasteté. Un élément par contre ne l'est pas : la puissance et l'indépendance d'une épouse anglo-saxonne de la classe aristocratique.

Lady Godiva par Edmund Blair Leighton, 1892
 
Une des variantes de la légende veut que les habitants de Coventry, pour montrer leur reconnaissance envers leur Dame, se soient tous enfermés chez eux pendant son passage. Seul un curieux, nommé Tom, aurait osé enfreindre la consigne et aurait jeté un coup d'œil à la dérobée ; mais en punition il devint sur-le-champ aveugle. C'est de là que vient l'expression anglaise « Peeping Tom », très souvent remplacée dans la langue actuelle par le français « voyeur ». 

Selon certaines sources cette légende serait née en 1586 : on aurait demandé au peintre Adam van Noort de représenter l'épisode et il aurait montré Léofric en train de regarder sa femme par la fenêtre pour constater qu'elle exécutait effectivement sa promesse. Le public aurait mal interprété ce détail, prenant le comte pour un simple indiscret.


Statue de Lady Godiva à Coventry
 
Il est certain qu'une dame de ce nom a existé au XIe siècle, comme le démontrent plusieurs documents anciens, comme la charte de Stow, la charte de Spalding, et l'enquête de Domesday, bien que l'orthographe du nom change considérablement suivant les écrits. Il apparaîtrait dans les chroniques d'Ely (Liber Eliensis), à la fin du XIIe siècle, qu'elle était veuve quand Léofric l'épousa en 1040. 
Elle a aidé à la fondation d'un monastère à Stow, Lincolnshire
En 1043, elle persuade son mari de construire un monastère bénédictin à Coventry. 

Sa devise, « di Ego Godiva Comitissa diu istud desideravi », a été trouvée sur la charte donnée par son frère, Thorold de Bucknall, shérif de Lincolnshire, au monastère bénédictin de Spalding ; et elle est commémorée comme bienfaitrice dans d'autres monastères, à Leominster, Chester, Wenlock, Worcester, et Evesham
Son nom est mentionné dans l'enquête de Domesday de 1085, comme une des quelques Anglo-Saxons à défendre leurs terres après sa conquête, et la seule femme mentionnée en tant que détentrice d'un fief. 
Elle est probablement morte quelques années plus tard et a été enterrée sous un des porches de l'église de l'abbaye. Dugdale (1656) affirma qu'une veuve, avec des représentations de Leofric et Godiva, a été placée dans l'église de la Trinité, à Coventry, pendant le règne de Richard II.


Au XIIIe siècle le roi Édouard Ier a voulu savoir exactement ce qu'il en était de cette légende. L'étude des annales de Coventry a bien confirmé qu'à partir de 1057 l'impôt n'a effectivement plus été perçu, mais on n'a trouvé aucune preuve que ce fût dû à l'événement qu'on raconte.

Le cortège de Godiva, commémoration du tour légendaire institué le 31 mai 1678, en tant qu'élément de la foire de Coventry, a été célébré régulièrement jusqu'en 1826. De 1848 à 1887 il a été rétabli, et continue encore aujourd'hui. 
Les participants s'habillent en costumes du XIe siècle. Le défilé commence à partir des ruines de l'ancienne cathédrale et emprunte l'itinéraire suivi autrefois par la courageuse lady, passant bien sûr près de son monument. On joue des musiques d'époque et divers concours sont organisés, dont le plus populaire celui de la meilleure lady Godiva. Il faut préciser que seules des femmes y participent, vêtues de costumes du XIe siècle ; la seule condition, absolue, est d'avoir des cheveux longs et dorés.
Malgré l'étrangeté de la chose, il arrive que des boutiques de vêtements prennent le nom de « Lady Godiva ».

Le document le plus ancien

Horloge de Coventry représentant Lady Godiva et Peeping Tom. Statue en bois de 1950

AP. J.-C. 1057 .... « Ayant fondé ce monastère sur le conseil de sa femme, la noble comtesse Godiva, Leofric, à la prière d'une femme pieuse, y installa des moines et les enrichit de tant de terres, de bois et d’ornements sacrés, qu’on n’aurait pas trouvé dans toute l'Angleterre un monastère avec une telle abondance d'or, d’ argent, de pierres précieuses et de vêtements coûteux. La comtesse Godiva, qui avait une grande dévotion pour la mère de Dieu, mourait d'envie de libérer la ville de Coventry de l'oppression d'un péage insupportable et souvent, de façon insistante, elle implorait son mari que, par égard pour Jésus Christ et pour sa mère, il libérât la ville de cette charge et de toutes les autres qui pesaient tant sur elle; mais le comte la réprimandait méchamment en lui demandant d’un air moqueur en quoi cela lui faisait du tort à lui et lui défendait à chaque fois de lui parler encore de cette affaire. Mais comme, avec l'opiniâtreté d'une femme, elle ne cessait jamais d’importuner son mari sur cette question, il finit par lui faire cette réponse : « Montez votre cheval et allez nue, devant toute la population, à travers le marché de la ville, vous le parcourrez d’un bout à l'autre et à votre retour vous obtiendrez ce que vous demandez. » Sur quoi Godiva répondit : « Mais me donnerez-vous la permission, si je suis disposée à le faire ? – Je suis d’accord, » répondit-il. Après quoi la comtesse, aimée de Dieu, dénoua ses cheveux et fit tomber ses boucles pour qu’elles recouvrissent son corps tout entier comme un voile, ensuite elle monta sur son cheval et escortées de deux chevaliers, elle alla par la place du marché, sans qu’on vît rien d’elle, si ce n’est ses superbes jambes ; et ayant accompli le voyage, elle revint avec joie vers son mari tout étonné et obtint de lui ce qu’elle avait demandé; car le comte Leofric libéra la ville de Coventry et ses habitants de la charge dont nous avons parlé, et il confirma par une charte ce qu'il avait fait. »
Roger de Wendover, Fleurs de l'Histoire

Dans les arts

  • Clint Eastwood a joué dans le film Madame de Coventry (Lady Godiva) d'Arthur Lubin (1955), avec Maureen O'Hara dans le rôle de Lady Godiva.
  • La pièce de théâtre Lady Godiva de Jean Canolle, mise en scène Michel de Ré, a été créée en 1958Théâtre Edouard VII avec Silvia Monfort dans le rôle de Lady Godiva. au
  • Peter & Gordon ont réalisé en 1966 une chanson "Lady Godiva" et un album homonyme.
  • The Velvet Underground a écrit une chanson intitulée Lady Godiva's Operation, présente sur l'album White Light/White Heat (1968).
  • Queen fit référence à Lady Godiva dans la chanson Don't Stop Me Now, issue de l'album Jazz1978). (
  • Un épisode de la série Les Nouvelles Aventures de Robin des Bois (4.08) fait référence à Godiva, mais elle est devenue une mauvaise sorcière qui fait tomber les hommes sous son charme et les fait devenir ses esclaves, ensorcelant donc les héros masculins de la série.
  • Dans la série Charmed, au cours de l'épisode du même nom (Lady Godiva) ou "L'école de la magie" en français (Saison 7, épisode 2), Lady Godiva se retrouve interrompue dans son parcours à cheval par un jeune magicien maladroit et se retrouve à San Francisco de nos jours. A l'instar de la noble britannique, Phoebe Halliwell (Alyssa Milano) défile à cheval dans les rues de la ville afin de faire reconnaître le droit des femmes à allaiter leurs enfants en public.
  • Olivia Newton-John a brièvement interprété Lady Godiva lors d'un des numéros de son show télévisé Hollywood Nights en 1980

Aujourd'hui

La légende inspira Joseph Draps, chocolatier belge qui fonda son entreprise en 1926. Rachetée dans les années 2000, la maison Godiva n'en conserve pas moins une réputation d'excellence.

Liens externes

 Source: Wikipedia

"Lady Godiva" Jules-Joseph Lefebvre. 1898.
"Lady Godiva", gravure. Corbould Edward Henry. La seconde moitié du XIXe siècle.
"Lady Godiva", impression sur toile. Liz Wright. 1987

La procession de Coventry

La procession commence sur les ruines de la cathédrale d'abord, puis suit sur un itinéraire fixé par Lady Godiva...


La dernière partie du festival se déroule dans un parc de la ville près du monument de Lady Godiva.

Lady Godiva - 2006

Paroles.. le Bâillon de Geo Norge

La colonne cassée de Frida Kahlo


Je parle à tort et à travers.
Je parle à travers et à tort
Et je chanterai vif ou mort
En rouge, en noir, en prose, en vers.
 
C'est pour chasser le vol des mouches
Ou bien, c'est pour mieux vous mentir
Et mettre un bâillon sur la bouche
D'un silence qui va tout dire.
 

Extrait de "Poésies 1923-1988"





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Avec Henri Michaux, Geo Norge est le poète contemporain belge qui a le plus contribué à la vitalité de la poésie francophone. Comme il ne se prenait pas beaucoup au sérieux, on a souvent tendance à ne pas le prendre au sérieux. C'est un tort : sa poésie, pour légère qu'elle puisse paraître (dans le sens où la poésie de Charles Cros, de Germain Nouveau ou de Jules Laforgue est légère) n'en rend pas moins compte d'une palette étendue de bouleversements intérieurs, où, entre autres, la foi et le désespoir ont chacun leur tour. Comme René Depestre, Max Jacob, Desnos, il ne joue pas au poète, il est "le plus naturellement du monde poète" et plutôt que d'essayer de nous impressionner par des acrobaties verbales, il voudrait bien nous parler et nous rejoindre. Sa langue colorée, charnelle, vivante, joueuse, sa "langue verte" pour emprunter le titre d'un de ses livres publiés à la NRF, y parvient le plus souvent.
Piers Tenniel
(La vie et l'oeuvre de Norge ont été évoquées par son ami Marc Alyn dans la collection "Poète d'Aujourd'hui" de Pierre Seghers et les éditions Gallimard ont eu la bonne idée de publier il y a quelques années une anthologie de ses poèmes dans la collection "Poésie".)

Source 

Erica Hopper

Erica Hopper est néeen 1949  à Kansas City, Missouri.  

Elle a étudié le design industriel et graphique à la San Diego State University, puis poursuivit ses études d'art à l'Université des Amériques à Puebla, au Mexique.  
Dans les années 70 et 80, elle était une illustratrice pleine de succès, ses illustrations ont été publiées dans des revues nationales.
Aujourd'hui, la plupart du temps Hopper peint à l'huile et s'est engagée dans le design textile.

Erica Hopper  dit que sa peinture est plutôt «une interprétation métaphorique de la réalité et les rêves, dans lequel le spectateur peut au final recréer une scène entière, en fonction de ses propres sentiments "



Sidewalk Poète



Dernier jour



Prime Time



Marbres italiens



My Time



Dans Le Studio



Biancha du Banc



Cold Morning



Walking Chuey

***


Promesses


Hopper Erica ©

Le mythe de Danaé en peinture (2)

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Rembrandt Danae 1636-47

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Jan Gossaert (Mabyuze) Danae 1527




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Corrège Danae 1531

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Joachim Danae Vtevel

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Tintoret Danae 1580

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Orazio Gentileschi Danae 1621

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Antonio Bellucci Danae 1700-05 GG

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Giovanni Battista Tiepolo, Jupiter et 1736 Danae

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Eugene Soubiran Danaé et la pluie d'or

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Charles-août-Emile Danae Carolus-Duran 1900

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Danae Stratmann Carl 1905
(Apparemment, M. Strattman n'était pas familier avec la mythologie, vient de sortir son pied Danae dans les bois, plutôt que «emprisonnés» dans la tour!)

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Egon Schiele Danae 1909

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