samedi 16 avril 2011

L'Ile de Gotland




Le Gotland, en mer Baltique, est la plus grande île de la Suède et constitue à la fois un comté suédois, le Comté de Gotland, et une commune, la commune de Gotland (c'est le seul comté suédois à ne compter qu'une seule commune).
Autour de l'île de Gotland se trouvent plusieurs îles plus petites dont les plus importantes sont Fårö, Gotska Sandön, Stora Karlsö et Lilla Karlsö.
La seule ville de Gotland est Visby




ancienne ville hanséatique située sur la côte ouest, dont la vieille ville est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.


 St Hansgatan, Visby, Sweden
Gotland, Sweden



L’île de Gotland se trouve au cœur de la Mer baltique, à 90 km au large de la Suède et 130 au large de la Lettonie. Aujourd’hui, 58 000 personnes y vivent à longueur d’année mais en été, la population est multipliée car c’est un lieu de villégiature prisé.

La principale ville, Visby, possède l’un des remparts médiévaux les mieux préservés au monde.

Le rempart de Gotland est long de 3,5 kilomètres.
Pour rentrer dans la ville de Visby on peut passer sous des portes différentes, en venant de Stockholm par exemple sous la Norderport.
Il existe des portes aux 4 points cardinaux: Norderport, Söderport, Österport. Il n'y a jamais eu de Västerport, ce qui est logique puisqu'à l'Ouest il y a la mer et le porte de Visby.

Aux 12e et 13e siècle, la cité gotlandaise était un membre influent de la Hanse, ce dont témoignent encore de nombreux bâtiments et églises de l’époque.

Visby est aussi l’une des villes de Suède comptant le plus de restaurants par habitants, qui plus est fort prisés pour leur gastronomie. Entre autres spécialités, ils offrent de l’agneau, du poisson et d’autres ingrédients locaux comme les asperges et les truffes.

Les nuits estivales sont claires et courtes. C'est sans doute la région la plus ensoleillée de Suède.

Et dans les rues, les familles côtoient des bandes de copains qui ne pensent qu’à faire la fête et aux couples d’amoureux de tous les âges. Il règne une atmosphère de vacances comparable à celle du continent.

La campagne offre non seulement des paysages variés – landes austères, forêts et prés – mais aussi plus de 90 églises médiévales, vestiges de l’époque viking, et de nombreux ateliers d’artisans de grande classe.

Les 800 kilomètres du littoral se composent de plages de sable, de galets et de prés salés. L’île est célèbre pour ses « raukar » véritables sculptures calcaires forgées par la mer et les vents. Le climat est doux, caractérisé par un ensoleillement abondant en été et par des automnes cléments.


Old grass-covered house in Gotland, near Viklau


Les 10 millénaires d’histoire de l’île ont laissé de nombreux vestiges. 
 
 
Plus de 700 trésors de l’époque viking sous forme de pièces d’argent y ont été découverts à ce jour. L’île regorge d’habitations, de tombes et autres vestiges témoignant d’une époque révolue. Le rempart, les ruines et les toutes les églises donnent à l’île une touche médiévale.

Cette sensation culmine lors de la Semaine médiévale, festival historique qui se tient chaque année début août (semaine 32).

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Selon le récit de Gotland (Gutasagan); Gotland était une île enchantée qui émergeait de la mer chaque soir et s'enfonçait à nouveau tous les matins. L'enchantement a été rompu lorsqu'un homme du nom de Tjelvar est venu sur l'île pour y apporter le feu. Les études géologiques ont montré que bien que l'histoire ne soit qu'une légende,  l'île a coulé et ressurgi plusieurs fois de la mer.

Les découvertes archéologiques montrent que les gens ont vécu dans Gotland depuis plus de 7 000 ans. Plus de 31 000 vestiges antiques ont été enregistrées, ce qui fait de l'île l'une des régions les plus riches en Suède pour ce qui concerne les ressources archéologiques.  
Les découvertes de pièces d'argent sur Gotland ont démontré que le commerce avec l'Europe continentale était en plein essor sous le règne de l'Empire romain et probablement même avant.

Au cours de l' ère viking et plusieurs centaines d'années auparavant, Gotland et surtout la capitale Visby, était devenu la plaque tournante du commerce dans la mer Baltique.  
Grâce auxcompétences techniques des Gotländers dans la construction de bateaux, ils ont voyagé très loin et ont instauré un intense échange commercial avec les contrées visitées.

L'île a perdu son indépendance quand les Allemands ont emménagé et on repris en charge le commerce. La ville de Visby a rejoint la ligue hanséatique Les hommes d'affaires ont voulu manifester leur richesse en construisant des églises privées, dont beaucoup existent encore. Enfin, les différences entre les hommes d'affaires des villes riches et les paysans les plus pauvres ont participé à la dévastation de l'ïle par les Danois  qui ont tué de nombreux paysans dans le processus.  

L'invasion danoise est généralement considérée comme la fin de la période de Gotland en tant que nation commerçante puissante.
Peu de temps après, les flottes de la région du Mecklembourg s'emparèrent de l'île.  
Gotland est redevenue propriété suédoise en 1645 et est restée depuis suédoise depuis cette période.

Gotland s'est christianisée au 12ème siècle.  
Selon Gutasagan, un roi de Norvège et son armée, venus sur l'île, aurait apporté le christianisme. Les Gotlanders n'ont pas été très impressionnés au début, mais finalement l'île a rejoint les rangs des fidèles.  
Il ne fallut pas longtemps avant que le christianisme prenne vraiment racine dans le coeur des Gotlanders, ce qui se découvre aujourd'hui avec les nombreux bâtiments et églises. Il existe encore plus de 90 églises sur Gotland. La plupart d'entre elles datent du Moyen Age.

Gotland possède une longue histoire de "sanctuaire pour les réfugiés". Pendant les deux guerres mondiales, des centaines de Baltes ont risqué leur vie en dressant  la voile branche sur la mer Baltique dans de petites embarcations pour atteindre la sécurité, et se sauver des envahisseurs allemands et russes. 
Même encore aujourd'hui, les réfugiés fuient la guerre et la persécution, la plupart d'entre eux provenant du Moyen-Orient via la Russie tentent de rallier l'île.




****Le Gutasagan, ou la Saga des Gotlandais est un court texte en gutnisk ancien décrivant l'histoire de l'île de Gotland. Elle fut écrite au Moyen Âge (avant 1285) dans le même manuscrit que la loi des Gotlandais.



 

Visions de bout du monde au Gotland

Le Gotland, en mer Baltique, est la plus grande île de la Suède. Lieu de villégiature nautique, ses paysages ont parfois un air de bout du monde. © Eric Segol


Le port de Burgsvik, rendez-vous des voileux.



Venetian and Flemish Masters

 Jacob Jordaens, Bacchus (detail), 17th Century, KMSKA© Lukas |Art in Flanders vzw & Giovanni Bellini, Portrait of a young man (detail), ca.1475-1480. Bergamo, Accademia Carrara

 Venetian and Flemish Masters
Bellini, Tiziano, Canaletto - Van Eyck, Bouts, Jordaens,…

Vendredi 11.02  - Dimanche 08.05.2011

Palais des Beaux-Arts de Bruxelles


Après une première rencontre autour de la collection des Savoie, en 2009, les musées de Flandre et du Nord de l’Italie mettent à nouveau leurs écoles en perspective dans une ébouriffante sélection picturale. Du 15e au 18e siècle, quatre siècles de confrontations entre 15 chefs-d’œuvre du Musée des Beaux-Arts d’Anvers et une cinquantaine de toiles de l’Accademia Carrara de Bergame, l’une des plus belles collections de peintures vénitiennes. Venetian and Flemish Masters propose un parcours chronologique : quatre siècles pour quatre sections traitant, à l’intérieur de chacune d’elles, de quatre grands thèmes - le portrait, les saints au milieu de la nature, le sacré et le profane, les vues panoramiques. Au quattrocento, Bellini influence Van Eyck avec ses portraits, tandis que celui-ci exporte son naturalisme. Au cinquecento, les Vénitiens s’émancipent des techniques des primitifs flamands. Titien, Tintoret, Véronèse font exploser la couleur et illuminent les paysages de Patenier. Au seicento, Rubens, en Italie, déteint sur Tiepolo. Enfin, au settecento, les styles prolifèrent dans une Venise à l’agonie, des clichés de Canaletto aux scènes de genre sarcastiques de Guardi qu’influence la démesure de Jordaens. Non, les écoles vénitienne et flamande n’auraient pu exister l’une sans l’autre.

Commissaire : Giovanni Federico Villa 
 

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Giovanni Bellini, Ritratto di giovane (detail), 1470. Bergamo, Accademia Carrara

2
Jan van Eyck, Sainte Barbe; 1437; Olieverf op paneel; 31 x 18 cm © Lukas - Art in Flanders VZW / Koninklijk Museum voor Schone Kunsten Antwerpen

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Jacob Jordaens, Bacchus (detail), 17th cent., KMSKA © Lukas - Art in Flanders vzw.
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Berlinde De Bruyckere; Lingam (2010); Cire, epoxy, fer, lanières en tissus, bois; 239 x 120 x 64 cm © Olbricht Collection
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Dieric Bouts - Madone - 15e eeuw - Olieverf op paneel - 37,4 x 27,5 cm
05
Peter Paul Rubens - Heilige Drievuldigheid - La Sainte Trinité - The Holy Trinity - 1620 - Olieverf op paneel - 158 x 152 cm - © Lukas - Art in Flanders VZW / Koninklijk Museum voor Schone Kunsten Antwerpen
03
Rogier van der Weyden, Philippe de Croy 15de eeuw, Olieverf op paneel, 49 x 30 cm © Lukas - Art in Flanders VZW / Koninklijk Museum voor Schone Kunsten Antwerpen
09
Francesco Guardi, Piazza San Marco, olio su tela, 62x96 cm, inv. 567, 1760-1770, datazione critica. Bergamo, Accademia Carrara
08
Canaletto, Il Canal Grande da Palazzo Balbi, olio su tela, 61x90 cm, inv. 540, 1730, datazione critica. Bergamo, Accademia Carrara
07
Giovanni Bellini, Madonna con il Bambino, tempera su tavola, 47x34 cm, inv. 724, 1470-1475, datazione critica. Bergamo, Accademia Carrara
012
Giovanni Bellini, Madonna con il Bambino, tempera su tavola, 47x34 cm, inv. 724, 1470-1475, datazione critica. Bergamo, Accademia Carrara
011
Jacopo Bellini, Virgin and child, ca.1440, Bergamo, Accademia Carrara
010
Berlinde De Bruyckere; Piëta : 2007-2008; Cire, epoxy, bois, métal, coussins; 80x110x180 cm; © Friedrich Christian Flick Collection
340
Giovanni Bellini, Cristo morto tra Maria e Giovanni, tempera su tavola, 42x32 cm. Inv. 502, 1450 circa, datazione critica. Bergamo, Accademia Carrara

Shafic Abboud - Rétrospective peintures 1948 - 2003

SHAFIC ABBOUD - RÉTROSPECTIVE PEINTURES 1948 - 2003

Du 22 mars 2011 au 19 juin 2011





Entre abstraction lyrique et expressionnisme, son oeuvre accorde une attention exceptionnelle à la matière picturale – couleurs, formes structurées, compositions harmonieuses – évoquant notamment les lumières, les couleurs et les paysages de son Liban natal.
Shafic Abboud (1926 – 2004) est l’une des figures majeures de l’art contemporain libanais et arabe de la seconde moitié du XXe siècle. Né au Liban, il arrive à Paris en 1947 et s’intègre parfaitement à la vie artistique, comme de très nombreux créateurs venus du monde entier après la Seconde Guerre mondiale, en quête de la modernité qu’incarnent les grands artistes français qui ont fait le XXe siècle et parmi lesquels Shafic Abboud admire particulièrement Pierre Bonnard, Roger Bissière et Nicolas
de Staël.
Shafic Abboud est imprégné dès sa plus tendre enfance par les récits et les images véhiculés par la culture populaire haute en couleur des villages du Mont Liban. Son regard est influencé par les icônes et les rites byzantins de son église. Plus tard, sa formation intellectuelle est marquée par les écrits, les débats, les luttes et les idéaux qui ont accompagné la Nahda arabe, cette Renaissance moderniste et anticléricale. Shafic Abboud impose son originalité artistique et est reconnu par la critique comme un peintre appartenant à l’École de Paris. Il n’est pas le peintre d’une seule image, répétée en stéréotype et en multiples variations. Il est en permanente recherche et travaille souvent par séries : les Saisons, les Fenêtres, les Ateliers, les Chambres, les Nuits, les temperas sur le Monde de l’enfance, les temperas des Poètes arabes anciens, les Robes de Simone… Il n’a jamais mis en avant ses engagements, mais son oeuvre témoigne d’une grande sensibilité politique et sociale aux événements du monde.
À Beyrouth, dans les années 1950/70, il est l’un des acteurs majeurs de la vie culturelle et artistique de cette ville lumière de tout le Proche-Orient arabe. Son exposition en 1994, après 15 années de guerre, constitue un événement médiatique et une grande réussite commerciale. À Paris, il est le premier peintre arabe à réaliser des livres d’artiste, expose régulièrement en compagnie des plus grands noms de la scène artistique et participe en 1959 à la Première Biennale de Paris, et à la FIAC, dès 1983.
Cette première rétrospective à l’IMA, dont le commissariat est confié à Claude Lemand – galeriste et éditeur d’art à Paris – est l’occasion de faire découvrir au public quelque 190 toiles qui retracent l’itinéraire artistique de Shafic Abboud, de 1948 à 2003.


Le printemps...(3)

Le printemps dans la peinture...

2010239_Alexandre_de_Riquer_Decorative_panels_Spring_at_the_Alomar_House-1897_g_ (369x600, 220Kb)
Alexandre de Riquer printemps Panneau décoratif à la Maison Alomar. 1897

Frederick Sandys Anthony printemps doux. 1865


2010239_Boris_Olshanskii_Vesna_yazicheskaya (583x600, 285Kb)
Boris Olshansky Le Sacre du Printemps.
2010239_Pajimskii_O_,_Oi_vesna,_vesna_1986 (599x600, 343Kb)
A. Pazhimsky Oh, le printemps, le printemps! 1986


2010239_Elena_Oleinik_Vesna (596x600, 299Kb)
Helen Oleinik printemps.
2010239_Pavel_Shybnikov_Vesna (600x510, 231Kb)
Pavel Shubnikov, printemps.


2010239_Ivan_Parhomenko_Vesna (360x600, 186Kb)
Ivan  Parkhomenko, printemps
2010239_Vasilii_Nesterenko_Vesna (450x600, 346Kb)
Printemps Nesterenko Vassili.
2010239_Pantuhov_Valerii__Vesna_2005 (419x600, 248Kb)
Basil  Pantyukhov. 2005, Printemps